lundi 9 mars 2009

Méditation du jour


Le retour en arrière

Et vous, voulez-vous aussi me quitter? Jean 6;67


C'est une question qui pénètre jusqu'aux moelles. Plus les paroles de Jésus sont simples et familières, plus elles sont pénétrantes, Nous croyons le connaître; et pourtant il nous demande: "Et vous, voulez-vous aussi me quitter?" Si nous voulons le suivre, il faut que sans faiblir nous en acceptions les risques. "Dès lors, plusieurs de ses disciples se retirèrent, et cessèrent de le suivre." Il n'est pas dit qu'ils retournèrent à leur péché, mais qu'ils cessèrent de suivre Jésus. Il y a aujourd'hui beaucoup de chrétiens qui se dépensent au service de Jésus-Christ, mais qui en réalité ne le suivent pas. Le but unique que Dieu nous propose, c'est d'arriver à nous unir à Jésus-Christ. Quand nous avons reçu la sanctification, c'est à cette union que nous devons tendre. Si Dieu vous fait la grâce de vous indiquer clairement ce qu'il attend de vous, ne cherchez pas à parvenir à ce but par un procédé quelconque, contentez-vous de vivre, simplement et normalement, dans la dépendance absolue à l'égard de Jésus-Christ.

N'essayez jamais de substituer une méthode à vous à la méthode divine, qui n'est autre que la consécration absolue à Dieu. Ma seule certitude, c'est que je sais que par moi-même je ne sais rien: c'est le secret pour suivre Jésus.
Pierre ne voyait en Jésus que celui qui venait le sauver, lui, et en même temps sauver le monde. Notre Seigneur nous demande de porter son joug, et de nous associer à sa tâche. Dans le verset 70, Jésus indique à Pierre combien il peut se tromper. Nous ne pouvons pas répondre pour les autres.

Oswald Chambers
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vendredi 6 mars 2009

Bon week end


Que les grâces divines nous accompagnent...

Méditation du jour



Dans la banalité du terre à terre

Par une grande patience dans les afflictions, dans les détresses, dans les angoisses... II Corinthiens 6, 4.

Il vous faut toute la grâce du Dieu Tout-Puissant pour aller de l'avant lorsque vous n'avez ni élan intérieur ni encouragement extérieur; pour aller de l'avant dans votre vie religieuse, dans votre travail intellectuel, ou bien dans les besognes de la cuisine; pour aller de l'avant dans l'accomplissement de votre devoir, quand vous n'avez point d'inspiration, point d'enthousiasme, point de spectateurs. Pour aller de l'avant dans ces conditions, la grâce de Dieu, à laquelle vous vous suspendez de toute votre énergie, vous est encore bien plus nécessaire que pour prêcher l' Évangile.

Tout chrétien doit participer en quelque mesure à l'œuvre de l'Incarnation. Il s'agit pour lui de réaliser sa vision intérieure dans la vie concrète, en mettant hardiment la main à la pâte. Nous fléchissons quand nous ne sentons plus en nous ni élan ni inspiration, mais la fastidieuse et banale monotonie de la tâche quotidienne. Pour que nous aboutissions à des résultats positifs, soit à I'égard de Dieu soit à I égard des hommes, c'est la persévérance qu'il nous faut, le travail assidu et constant caché à tous les yeux. Mais pour cela, pour ne pas se laisser écraser par la vie, il faut vivre en regardant sans cesse à Dieu. Demandez à Dieu de voir sans cesse devant vous le Christ ressuscité, et les tâches les plus banales et les plus terre à terre ne parviendront pas à vous obscurcir. Pensez toujours à votre Maître lavant les pieds de ses douze compagnons.

Oswald Chambers
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jeudi 5 mars 2009

Bénédictions en Jésus Christ

Méditation du jour



Jésus est-il mon Seigneur ?

Que m'importe la vie, pourvu que j'accomplisse ma course, et la tâche que j'ai reçue du Seigneur Jésus. Actes 20;24.


Paul ne demande qu'une chose: la satisfaction d'accomplir jusqu'au bout la tâche que le Seigneur lui a prescrite. Je ne dois pas chercher ma joie dans le succès, mais dans le parfait achèvement de ce que Dieu avait en vue quand il m'a créé et m'a régénéré. Notre Seigneur mettait sa joie à faire ce pour quoi son Père l'avait envoyé. "Comme mon Père m'a envoyé, dit-il, moi aussi je vous envoie." Si le Seigneur m'a confié une tâche, je dois m'y vouer tout entier, et n'attacher de prix à ma vie que pour l'accomplissement de cette mission. Quelle joie vous aurez, quand vous entendrez Jésus vous dire: "Cela va bien, bon et fidèle serviteur." Nous avons tous à trouver notre emploi dans la vie, et au point de vue spirituel nous le trouvons dans la mission que nous recevons du Seigneur. Pour cela, il faut avoir vécu dans la compagnie de Jésus, avoir trouvé en lui plus que notre salut personnel. "Je lui ferai connaître ce qu'il doit souffrir pour l'amour de moi."

"M'aimes-tu?" Alors "pais mes brebis." Nous n'avons pas à choisir notre tâche. Nous avons à nous consacrer à celle que le Seigneur nous donne, dans un moment de communion directe avec Dieu. L'appel des circonstances n'est jamais l'appel du Seigneur, mais seulement l'occasion d'agir. Dieu vous appelle directement. Cela n'implique pas que tout le programme de votre mission soit tracé d'avance. Mais cela signifie que vous devez mettre résolument de côté toute autre tâche qui pourrait s'offrir à vous.

Oswald Chambers
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mercredi 4 mars 2009

Méditation du jour


Est-ce que j'en suis arrivé là ?

Mais que m'apporte la vie ? Elle ne m'est précieuse à aucun degré. Actes 20;24.

Il est plus facile de travailler pour Dieu quand on n'a pas eu de vision ni d'appel direct, parce qu'alors on n'a pas l'embarras de se plier à tout ce que Dieu exige de nous. Nous nous laissons guider par le bon sens, avec un léger vernis de sentiment chrétien. Vous réussirez mieux peut-être du point de vue humain, vous vous sentirez plus à l'aise, si l'appel de Dieu vous est étranger. Mais si une fois Jésus-Christ vous charge d'une mission à remplir, vous aurez dans votre esprit un perpétuel aiguillon. Il ne vous sera plus possible de travailler pour Lui en vous fondant sur votre bon sens.

Qu'est-ce que j'estime précieux? Tant que Jésus-Christ n'a pas jeté le grappin sur moi, j'estimerai que mon travail pour Dieu est précieux, que le temps que je lui consacre est précieux, que ma vie m'est précieuse. Paul nous dit que sa vie n'a d'autre prix à ses yeux que de lui permettre d'accomplir l'ordre de Jésus: "Tu me serviras de témoin." Il ne voulait employer sa vie à rien d'autre. Paul, avec un sublime dédain, s'écrie: "Que m'importe ma vie?" Le travail que nous faisons pour Dieu peut être un obstacle à l'abandon que nous devons à Dieu. Car nous sommes tentés de nous dire: "Comme il est utile que je sois ici!" ou bien: "Quels services ne pourrais-je pas rendre dans ce domaine spécial!" En pensant de la sorte, ce n'est pas Jésus-Christ que nous prenons pour nous indiquer notre chemin, mais notre jugeote. Nous n'avons pas à nous demander si nous sommes utiles pour ceci ou pour cela. Nous n'avons qu'à nous souvenir sans cesse que nous n'appartenons pas à nous-mêmes, mais à Lui.

Oswald Chambers
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mardi 3 mars 2009

Méditation du jour

La mission que Dieu nous impose

Pais mes brebis. Jean 21, 17.


En servant les autres, on se forme à l'amour. L'amour, en Dieu, n'est pas un sentiment qui grandit et se forme peu à peu, c'est son essence même, puisque Dieu est amour. Le Saint-Esprit nous unit à Dieu, afin que son amour se manifeste en nous. Mais ce n'est pas tout: il nous faut arriver à être un avec le Père, comme l'était Jésus. Cette unité de Jésus avec Son Père s'est manifestée en ceci que Dieu l'a envoyé sur la terre pour être sacrifié à notre place. "Comme le Père m'a envoyé, dit Jésus, moi-même aussi je vous envoie."

Pierre s'étant rendu compte, grâce à la question pénétrante et douloureuse de son Maître, de son amour pour Lui, il faut qu'il dépense cet amour au service des autres. Il ne s'agit pas de se répandre en exclamations ou en cris d'enthousiasme. "Pais mes brebis!" Jésus a des brebis bien bizarres et bien extravagantes; il y en a qui se sont traînées dans la fange, d'autres têtues et obstinées, d'autres qui s'égarent dans le désert. L'amour de Dieu est inlassable, et mon amour le sera aussi, s'il prend sa source en Dieu. L'amour de Dieu ne fait pas acception de personnes : tous les individus, si différents qu'ils soient, sont pareils à Ses yeux. Si j'aime vraiment Dieu, je ne me laisserai rebuter par rien, car j'ai à paître Ses brebis. Cette mission s'impose à moi d'une manière absolue. Ne vous laissez pas aller à substituer à l'amour divin cette grimace et cette contrefaçon qu'est l'amour humain, car c'est là un blasphème contre l'amour de Dieu.

Oswald Chambers
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